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Vive le trail, mais gare aux entorses de cheville

    Le trail est très tentant pour le triathlon (et réciproquement) : il te permet de faire du volume sans monotonie, d’être costaud et impulsif sur tes jambes, bien gainé, en variant la pose de pied à chaque pas, au contraire de la course sur route qui est bien plus régulière (d’ailleurs les petits défauts de foulée y sont implacablement reproduits pas après pas).

    C’est aussi parfait pour l’endurance longue, pour la gestion du mental, pour l’alimentation.

    Mais il y a un “mais” : le trail va aussi exiger quelques capacités techniques pour négocier les descentes, les virages, les caillasses, les racines ou les terrains glissants, en relative sécurité. Surtout quand la fatigue se fait sentir, ou quand la nuit tombe, ou les deux. Et malheureusement la chute et son best-seller l’entorse de la cheville vont parfois s’inviter pendant cet apprentissage.

    Okay, pas besoin de pratiquer le trail pour s’en faire une bonne, d’autres belles occasions peuvent se présenter au quotidien, mais il faut admettre que ça aide bien.

    Après blessure, souvent donc cette fichue entorse latérale de la cheville, et même après plusieurs séances de kiné, il n’est pas rare d’avoir l’impression d’être moins solide, plus fragile, et pourtant pas question d’arrêter le sport ! “Pire”, en l’absence de complication telle qu’une fracture ou une rupture d’un ligament, un sentiment de retour à la normale peut te pousser à reprendre trop vite des séances un peu scabreuses, sans attendre une guérison complète.

    Et l’entorse de la cheville est clairement au top de la récidive (avec peut-être les blessures au tendon d’Achille).

    Alors déjà un peu de progressivité (“c’est quoi ça, déjà ?”) après blessure. Certes c’est dur de ne pas repartir au taquet, mais c’est tellement facile de se retrouver sur la truffe.

    Pourquoi pas en profiter pour faire un peu de volume en natation, ou à vélo ?

    En parallèle, un bon travail de musculation et de proprioception (qui a souvent été altérée avec l’inflammation, l’œdème et autres joyeusetés) devrait être réalisé.

    Quelques conseils de pro dans le lien suivant (qui te réserve une petite surprise).

    Enfin, autre précaution à adopter en fonction de l’état de tes chevilles, surtout avant une course où le départ en figure non synchronisée est envisageable : faire poser un bon strap par un kiné. Ou mieux, apprendre à le poser tout seul avec ses conseils préalables (et n’hésite pas à filmer). La vidéo suivante peux t’aider et, conseil d’un pro de l’entorse, rase toi les poils du bas du mollet si tu en as, ça évitera des malentendus quand tu enlèveras le strap.

    Greg

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